Quand les anti-chasse « écolos » gèrent le gibier :((( Après les oies, les cerfs…


LES ÉCOLOGISTES ET LES CERFS (PAYS BAS) : Le quart de la surface des Pays-Bas est situé en dessous du niveau de la mer. Il existait à l’Est d’Amsterdam une mer intérieure qui a été drainée et asséchée en 1968, libérant de l’espace pour des villes nouvelles. Une réserve naturelle de 6.000 hectares y fut également créée, la réserve d’Oostvaardersplassen, bien fréquentée par l’avifaune locale et migratrice.
La végétation (graminées, roseaux, arbustes) s’étant trop développée
et limitant l’accès des oiseaux, un écologiste nommé Frans Vera a eu l’idée d’intro- duire des herbivores brouteurs pour contrôler cette végétation, en 1983.
Ont donc été introduits dans la réserve 32 bovins Heck (aurochs reconstitué),
18 chevaux polonais rustiques Konik, et 40 cerfs rouges. Aucune mesure de contrôle de ces populations et de leur accroissement n’avait été prise. Les animaux se sont donc multipliés sans limite, sans contrôle ni prédation. Aussi, en 2017, on comptait 6.000 animaux, avec 90% de cerfs. Soit la densité incroyable de près de
1 animal à l’hectare, ou 83 cerfs aux 100 hectares ! Pour mémoire, la densité des forêts françaises est de 2,17 cerfs aux 100 hectares. Cette surpopulation a bien évidemment entrainé la quasi disparition de la ressource alimentaire végétale, et des conditions météo difficiles (fortes pluies puis vague de froid intense) de fin 2017 à début 2018 ont fini de précipiter l’agonie et la mort par famine des animaux.
Il a donc fallu ramasser les morts de famine (près de 300) et euthanasier les agoni- sants, soit 3.266 animaux. Mais cela ne suffisant pas, la décision de supprimer dès à présent encore 1.800 cerfs par abattage massif a été prise et entérinée. De façon à ne laisser subsister que 490 cerfs sur les 5.400 présents en 2017. Donc au total près de 5.000 cerfs morts de faim ou euthanasiés. Une vraie réussite de l’écologie.
Et pourtant certains écologistes néerlandais ont jugé que l’écosystème naturel commençait tout juste à fonctionner, qu’il fallait faire confiance aux processus natu- rels, peu importait la gravité de la situation !

Mais avec 490 cerfs sur 6.000 hectares, il restera encore 8 cerfs aux 100 hectares, ce qui n’est pas une densité raisonnable. Et peut donner 1.000 cerfs dans 3 ans. Faudra-t-il alors recommencer les abattages massifs ?


Laisser un commentaire